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Le lâcher-prise est un mot qui revient souvent dans nos discussions au quotidien.  Vous faites face à des difficultés relationnelles avec une personne dans votre entourage ? On vous répond « lâchez-prise et tout ira pour le mieux ! » Vous avez envie de dessiner régulièrement mais n’arrivez pas à le faire malgré tout le bien que cela vous apporte ? « Lâchez-prise et vous arriverez à créer chaque jour sans vous poser de question ! »
Ce mot « lâcher-prise » est beaucoup utilisé au quotidien, comme s’il s’agissait d’un mot magique, qui rien qu’en étant prononcé pouvait changer notre état d’esprit et arranger tous nos soucis d’un coup de baguette magique.

Comment définiriez-vous le lâcher-prise ? Il est bien possible que nous donnions à ce mot une définition différente selon notre vie et selon le domaine auquel nous voulons appliquer ce fameux lâcher-prise.

Qu’est-ce que le lâcher-prise créatif ?

Quand je parle de lâcher-prise créatif, je l’entends comme le fait de laisser tomber toute attente dans ses créations ou dans son art. D’accepter l’éventualité de ne pas tout réussir, de faire des traits de travers, d’utiliser les mauvaises couleurs, de ne pas faire les bons choix en termes de matériel, d’accepter l’éventualité de « gâcher » un tableau au profit d’une expression totalement libre.

Personnellement ma première expérience de lâcher-prise créatif s’est faite quand j’ai commencé mon tout premier artjournal (vous pouvez le feuilleter en vidéo en cliquant ici). Il était tellement imparfait, tellement maladroit, tellement « débutant », et en même temps tellement libre ! J’en ai fait plusieurs par la suite, qui étaient de mieux en mieux niveau technique grâce à mes études d’arts plastiques, mais l’un d’entre eux avait comme perdu son âme. J’étais tombée dans la technique, la recherche des bonnes proportions, des bons assemblages de techniques, mais j’avais comme perdu ce qui me faisait vibrer depuis le début, cette espèce de liberté totale qu’on ressent quand on commence une nouvelle activité, qu’on sent que tout est possible, mais liberté qu’on perd par la suite en voulant toujours obtenir de meilleurs résultats.

C’est ce sentiment que je recherche continuellement dans tous mes travaux aujourd’hui (c’est valable pour mon art mais aussi pour mes décisions personnelles et professionnelles), car je sais que c’est là que se cache ma véritable expression. Celle qui est sans fards, sans règles, sans « paraître ». Plus que le résultat final, je recherche ce qui me motive réellement à produire ce que je produis.

En séances de coaching je reçois des artistes et de créatives qui recherchent pour la plupart la même chose : réussir à s’exprimer librement sans cette peur de tout gâcher. Elles sont conscientes que ce qui les ralentit énormément dans l’atteinte de leurs objectifs c’est vraiment cette volonté de ne pas se tromper, cet attachement au trait parfait, à l’agencement parfait, qui leur fait parfois perdre tout leur plaisir créatif et les pousse à laisser beaucoup de tableaux en suspens, en attendant qu’arrive l’idée parfaite.

Donc vous allez me dire : c’est bien beau tout ça Jiji mais comment arriver à lâcher-prise alors que ça fait des années que j’essaye sans succès ?

Nous sommes tous dans le même bateau, la recherche de lâcher-prise concerne tout le monde à tous les niveaux, et c’est véritablement un travail de tous les jours. Je me suis beaucoup documentée sur le sujet, j’ai beaucoup expérimenté et je continue d’explorer cette recherche de lâcher-prise chaque jour dans ma propre vie, je l’explore également avec mes clientes en coaching, et voici ci-dessous les étapes que j’ai pu identifier jusqu’ici pour atteindre les résultats recherchés :

  1. Le vouloir vraiment

La toute première étape avant de lâcher-prise, et ça c’est valable aussi bien en art que dans la vie de tous les jours, c’est déjà la volonté de laisser tomber nos exigences et tous les codes auxquels nous avons pu nous identifier par le passé. Sans cette volonté profonde rien ne se passe. Souvent nous nous attachons à nos croyances avec tellement de ferveur que la perspective de s’en détacher nous fait croire que nous allons devoir renier tout ce que nous sommes pour y arriver.
« Libérez-vous de vous-mêmes« , nous dit Guy Finley dans son livre « Lâcher-prise« .
Qu’est-ce qui motive cette libération de soi-même ? C’est la volonté, la volonté forte d’y arriver et la volonté de ne plus souffrir. Vouloir tout faire parfaitement est une souffrance très forte et très intense car elle nous paralyse totalement et nous rend malheureux, et personne d’autre que nous-mêmes n’a le pouvoir de faire cesser cette souffrance.

2. « Lâcher » nos chaînes

Le terme « lâcher » est très intéressant car il sous-entend justement une action de s’accrocher. On ne peut lâcher que ce qu’on tenait fermement.
Si nous avons pu faire le choix de nous accrocher à une pensée, nous pouvons aussi faire le choix de nous en détacher, simplement en posant une intention claire à ce sujet et en gardant en tête pourquoi c’est important (par exemple pour se sentir léger, retrouver de la joie et du plaisir à créer, s’amuser, échanger avec les autres…).
Visualiser tout ce qui nous paralyse (peur de décevoir, peur d’être déçu, peur de se tromper, peur de mal faire, peur d’être critiqué, peur d’y arriver…), visualiser qu’il s’agit en fait de nos peurs et que c’est nous qui avons décidé de nous y accrocher, et décider de littéralement de les lâcher.

3. S’entraîner chaque jour

Le lâcher-prise, comme la plupart des habitudes qu’on a envie de mettre en place, c’est comme un muscle – plus on le pratique et plus on est à même de l’appliquer de plus en plus facilement. Il ne s’agit pas d’une chose qu’on essaye une fois comme ça pour voir et qu’ensuite on oublie en disant « ça n’a pas marché pour moi ». C’est un muscle qu’on entraîne. Et de la même manière qu’on n’utilise pas une machine de musculation pour faire du cardio, les outils vont être différents selon le domaine dans lequel vous avez besoin de lâcher-prise.
Vous avez envie de créer dans le lâcher-prise ? La meilleure chose à faire peut déjà être de créer chaque jour avec une intention de lâcher-prise, tout simplement. C’est seulement dans l’action que vous pourrez réellement expérimenter les résultats de votre lâcher-prise et profiter de cette légèreté nouvellement acquise.

Concernant la création artistique, il existe différents outils qui favorisent le lâcher-prise : la méthode Zentangle® qui permet d’être dans l’instant présent et d’adopter la philosophie du « no mistakes » en dessinant des motifs très précis directement au stylo, l’artjournaling qui permet de s’exprimer librement avec tout matériel créatif à disposition, les différents challenges artistiques qui existent ou que l’on peut créer soi-même (par exemple si vous voulez absolument lâcher-prise dans vos tableaux vous pouvez vous fixer comme challenge de faire un petit tableau libre chaque jour au réveil pour exercer ce muscle du lâcher-prise…)…

Le gribouillage aussi peut être utile dans cette démarche et je profite de cet article pour vous inviter à rejoindre mon nouvel atelier en ligne « Gribouiller pour lâcher-prise » qui commence demain et qui vous permettra d’exercer ce lâcher-prise créatif pendant les 15 prochains jours.

Et voici pour vous une petite vidéo de quelques secondes qui vous montre l’une des nombreuses possibilités de lâcher-prise créatif grâce au gribouillage, exploration que j’ai faite ce week-end lors d’une promenade dans la nature.

Rejoignez l’atelier en cliquant sur l’image ci-dessous ! (fermeture des inscriptions le 9 octobre)

2 réflexions sur “ Lâcher-prise pour créer avec joie et liberté ”

  1. Cet atelier tombe très bien car mentalement je suis dans une démarche de lâcher-prise ! J’y travaille tous les jours depuis le début de cette année. J’avance à grands pas, à petits pas, parfois je stagne… J’adore cette démarche ! Alors évidemment je suis du voyage au pays du gribouillage 🙂 Bisous et à bientôt

    1. Merci Masyl pour ce message ! Ravie de voir que tu es dans cette recherche toi aussi, j’ai remarqué que les moments de stagnation que j’ai eus m’ont permis d’avancer beaucoup plus vite après, donc c’est positif aussi 🙂 A très vite dans l’atelier en ligne ! Bisous

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